vendredi, mai 04, 2007

Répression policière

L'ambiance n'était pas particulièrement inquiétante, du moins de là ou je me trouvais. Et j'avais rencontré Nassira, une amie franco-marocaine de l'université de Galatasaray. Nous parlions donc lorsqu'elle m'aggripa le bras et m'entraîna en courant. Surpris, je vis tout à coup tomber autour de nous des projectiles et un épais écran de fumée se former. Je me sentais un peu pris au piège, sans trop savoir vers quoi nous courrions mais suivant la vague humaine dans ce mouvement de panique. Imaginez le lancement de bombes lacrymogènes, sans avertissement préalable, sur la rue Sainte-Catherine à l'heure de pointe. Nous bifurquâmes vers la gauche, vers un grand magasin de vêtements, Collezione.
Fort heureusement les vendeurs en avaient ouvert les portes et nous acceuillaient tant que possible. Des gens, les yeux rougis par la fumée vomissaient sur le sol. La tête nous tournait et notre gorge était comme prise par l'acide, tandis que l'odeur de la lacrymo peinait à se dissiper dans le magasin.
Nous sortîmes le coeur gros par la seconde entrée du magasin, qui donnait sur une rue calme et non enfumée. Nous ne savions alors pas trop que des affrontements allaient s'étaler tout au cours de l'après-midi, essentiellement près de la place de Taksim et près de Beşiktaş. Plus de 800 arrestations et plusieurs dizaines de blessés...

1 Comments:

Blogger Louis said...

Tu parles d'une expérience...

ven. mai 04, 09:19:00 PM UTC+2  

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